Édito de la semaine

Un militant écologiste est tué par une grenade jetée dans sa caravane,  Adama Traoré, un jeune d’origine africaine est étouffé par des policiers à Beaumont sur Oise, et récemment, en janvier, Théo un jeune français d’origine africaine est tabassé et violé lors d’un simple contrôle d’identité au faciès, par ailleurs complètement injustifié.

Dans ces trois événements dramatiques qui ont fait la une des médias, les policiers impliqués sont laissés libres. Dans le cas de Théo, selon l’IGN, le fait d’enfoncer une matraque dans l’anus de la victime serait accidentel. Il y aurait de quoi rire si les faits n’étaient pas aussi graves, pour une blessure qui est un acte de torture effectué par un détenteur de la force publique, une cause aggravante, punissable au minimum de 15 années d’emprisonnement. Les médecins ont attribué 60 jours d’arrêts de travail à Théo.

Des syndicats corporatistes et gangrenés par l’idéologie raciste et nauséabonde du FN, mais aussi des responsables gouvernementaux au plus haut niveau, les ministres de l’intérieur, l’actuel et l’ancien, aujourd’hui premier ministre, ont couvert ces incidents ainsi que des responsables judiciaires qui n’ont pas ordonné la mise en détention de policiers incontestablement coupables de ces violences et meurtres, ni leurs chefs démis. On apprend que le commissaire d’Aulnay avait déjà été condamné pour des faits semblables et qu’il exerçait toujours une autorité dans la police.

Au même moment le gouvernement, à l’initiative d’un PS avec lequel certains voudraient s’allier, propose d’étendre le droit pour les policiers de faire feu en légitime défense. De sorte que l’on étendrait la permission de tirer à balles, à celle de violer et de torturer en toute impunité. Sans doute pour achever les victimes, dans un geste d’humanité! Comme naguère en Algérie ?

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par Allain Graux

L’UNION DE LA GAUCHE, MAIS LAQUELLE ?

Oui, mais qui est la Gauche aujourd’hui dans ce paysage politique éclatée ? Est-ce toujours le PS, la social-démocratie, en pleine décomposition du fait de la politique néolibérale adoptée depuis 1988 et Maastricht, parachevée dans le style austéritaire Hollando-vallsite, dans la continuation de la politique sarkoziste depuis la crise systémique du capitalisme financier  en 2008 ?

Les socio-démocrates se sont scindés en 3 groupes principaux :

- les démocrates macroniens ;

- la version austéritaire et autoritaire représentée par Manuel Valls qui ne se distingue pas du macronisme sur le plan économique et social ;

- Les sociaux – démocrates avec Hamon et Montebourg, en fait ce qui restera du PS à plus ou moins longue échéance.

Ceux-là on peut les considérer à Gauche, mais ils ne représentent qu’un tiers du PS, la moitié des sympathisants. Et on ne voit pas très bien ce qu’ils font encore ensemble au PS, si ce n’est essayer de se partager les dépouilles du cadavre.

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Allain Graux

Cela pourrait être une fable pour Enfants, si ce n'était plutôt l'archétype de l'ultralibéralisme qui détruit le tissu artisanal du Haut-Doubs :

« Je défends mon terroir et mon métier » dit Martèle Agnès Ambert.

En effet, cette artisane franc-comtoise ne décolère pas :

« J'ai raison sur le fond...et c'est sur la forme que la justice m'a donné tort... »

« On ne peut pas laisser croire aux gens que tous les Mont d'Or sont fabriqués avec des sangles franc-comtoises. »

« Les consommateurs en ont ras le bol, il faut arrêter de se moquer du monde »

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Depuis le début des années 2000, les logiques libérales sont à l’œuvre dans l’hôpital public comme dans tous les secteurs. « Compétitivité, rentabilité, rationalisation » sont devenus les mots d’ordre de la gestion « moderne » du service public de santé. Derrière ces mots paravents, c’est bien l’austérité qui a été organisée à l’hôpital ; les restrictions budgétaires (encore 5 milliards « d’économie » exigée par le gouvernement pour 2014-2017) ont des incidences directes sur l’offre de soin mais aussi sur les conditions de travail à l’hôpital. Par ailleurs, on a organisé la « mise en faillite » de l’hôpital public en instaurant la tarification à l’activité, pour le plus grand bénéfice des cliniques privées, accentuant par là-même une offre de soin à deux vitesses (pas tant en qualité qu’en terme de délai et de coût pour les patients).

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Ce sont les questions qu'il faut se poser si l'on veut comprendre pourquoi le Régime Hollande hurle à l'interdiction des "Manifs". Providentielles, sont pour le pouvoir et ses alternants de droite, les dégradations commises en marge de la manifestation du 14 juin.
De la Place d'Italie jusqu'aux Invalides, de 13h30 à 19h sans discontinuer elle a regroupé plusieurs centaines de milliers de nos concitoyens. Ce n'est pas le fruit du hasard car l'union fait la force de syndicats rassemblés contre la scélératesse de la loi illégale, imposée de force par le 49-3! Cet article de la Constitution se révèle être une prolongation du veto royale, de leur pouvoir autoritaire et divin qui illustre parfaitement la caractéristique de la monarchie élective de la Vème République.

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